Un bateau rescapé
Inadapté aux nouvelles techniques de pêche, le Notre Dame des Flots est désarmé et abandonné dans le cimetière à bateaux du port de Dunkerque en 1975.
En 1976, Pitchoune, Jean-Pierre et Philippe repèrent « le cul » de l’épave à l’arrière du port, échoué dans la vase. Ils le renflouent — et deviennent propriétaires du Notre-Dame des Flots.



Durant presque sept années, les trois amis restaurent le bateau par leurs propres moyens, chacun gardant un petit boulot en parallèle pour subvenir au quotidien. Ils gréent progressivement le navire en ketch aurique — un voilier traditionnel à deux mâts. Le vieux gréement devient leur maison, leur loisir, leur travail, leur moyen de déplacement.
Depuis 1983, le Notre-Dame des Flots ne cesse de naviguer sur toutes les mers du monde. En 35 ans, Jean-Pierre et Pitchoune totalisent plus de 300 000 milles nautiques.


Fiche technique
Dimensions
| Longueur de coque | 20,40 m |
| Longueur hors-tout | 28,50 m |
| Largeur | 5,80 m |
| Tirant d’eau | 3 m |
| Tirant d’air | 21 m |
| Moteur | 100 CV, DK 4 Baudoin |
Matériaux
Coque en chêne, pont en Iroko, mâts en pin. À bord, les aménagements intérieurs sont en acajou et chêne.
Le bateau s’articule autour d’un carré central : 4 cabines doubles, une bibliothèque, une salle de bain, une cuisine et une table à carte. Capacité de 25 personnes à la journée, 8 en croisière.



La voilure — 320 m²
| Grande voile aurique | 85 m² |
| Grand foc | 75 m² |
| Foc n°1 | 32 m² |
| Artimon aurique | 45 m² |
| Flèche de grand voile | 30 m² |
| Trinquette bômée | 17 m² |
| Flèche d’artimon | 12 m² |
| Foc ballon | 140 m² |
| Total | 320 m² |


300 000 milles — le journal de bord
De la Mer du Nord aux Galápagos, du Spitzberg à la Patagonie — quarante ans d’escales sur toutes les mers du monde.

